Un chien peut-il être touché par la maladie d'Alzheimer ?

Date : 16/01/2020 - Catégorie : Le guide du Chien

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Un chien peut-il être touché par la maladie d'Alzheimer ?

En vieillissant, certains chiens développent des symptômes comme l’altération de l’humeur ou des rapports avec le voisinage, une modification du rythme veille-sommeil, ou encore une confusion spatio-temporelle. Il y a lieu de s’interroger si l’on a affaire à une sorte de maladie d’Alzheimer des canidés. Décryptage.

Le syndrome confusionnel : un écho de l’Alzheimer chez le chien

La maladie d’Alzheimer que l’on redoute tant chez les humains s’explique par une dégénérescence des cellules cérébrales. Celle-ci se manifeste concrètement par des lésions de structure et de fonctionnement des neurones qui causent, à terme, leur mort. Chez le chien, il existe une pathologie désignée comme le syndrome confusionnel – ou le SDC – dont les manifestations cliniques et anatomo-pathologiques rappellent beaucoup l’Alzheimer. En particulier, l’autopsie d’un chien ayant souffert de SDC révèle les mêmes lésions oxydatives et plaques amyloïdes au niveau des cellules cérébrales. Avant d’en arriver là, les neurones auront vu la diminution de la transmission de la dopamine, la réduction du nombre de synapses et le raccourcissement des dendrites. Une perte de sensibilité des récepteurs ainsi que de la fluidité membranaire auront également contribué à la mort cellulaire.

Quel est le diagnostic du syndrome confusionnel du chien ?

Le vétérinaire évoquera la possibilité que votre chien est atteint de SDC en présence de certaines manifestations. Ce sera le cas si vous constatez une difficulté de votre compagnon à quatre pattes à reconnaître les personnes et animaux familiers de son entourage. Cela se présente soit par un manque de réaction à la présence ou aux stimulations de ceux-ci, soit par l’apparition d’un comportement agressif, auparavant inexistant. Le diagnostic se confirme lorsque cela survient, en même temps, qu’une phase où l’animal perd les notions acquises de propreté, tout en souffrant de désorientation spatio-temporelle. Il arrive qu’il sorte dans le jardin et ne retrouve plus le chemin de la porte d’entrée, voire qu’il ne reconnaisse même plus le trajet entre les différentes pièces.

La question de la désorientation se pose si vous voyez votre chien faire des cent pas sans but apparent, qu’il fixe longuement un objet ou aboie longuement dans le vide. En général, le tout s’accompagne d’une altération du rythme veille-sommeil : l’animal ne vous laisse aucun répit la nuit, cherchant à être occupé par ses activités familières alors qu’il dort profondément le jour. Si ces signes peuvent se manifester pour d’autres maladies – parmi lesquelles le vétérinaire procédera par élimination – la façon dont ils apparaissent dans le syndrome confusionnel est caractéristique. En effet, elles apparaissent progressivement, laissant entretemps des phases de rémission durant lesquelles le chien semble en bonne santé. Ces signes deviennent de plus en plus accentués au fil du temps.

Quel traitement pour le SDC ?

Il n’y a pas de traitement définitif du syndrome confusionnel du chien. Plus les lésions cellulaires s’étendent dans le cerveau, plus les manifestations extérieures de la maladie vont se multiplier et s’accentuer. À terme, l’animal est totalement réduit et plusieurs propriétaires optent pour l’euthanasie. Le vétérinaire peut juste proposer une médication destinée à atténuer les symptômes dans leurs premières phases et prolonger le plus possible les périodes de rémission. La prescription combine différentes catégories de médicaments ciblant des effets variés. Le vétérinaire inclut d’abord un antidépresseur pour contrôler l’anxiété générée par la confusion spatio-temporelle. Des médicaments ayant des effets antiradicalaires ou améliorant l’oxygénation des cellules cérébrales sont également administrés.

Le professionnel y combine généralement des psychotropes et certains compléments alimentaires. Chaque animal réagit différemment au traitement, mais la pratique veut que des changements soient observables dans les 15 jours suivants, sinon il faut changer le protocole. Vous l’aurez compris, la prise en main d’un animal souffrant de cette pathologie requiert des visites fréquentes chez le vétérinaire et des coûts de soins assez conséquents. Anticipez sur les charges que cela représente en adaptant la formule d’assurance de votre chien quand il atteint un certain âge. Par ailleurs, les comportementalistes de chien pensent que certaines dispositions peuvent aider à la prévention, comme la pratique de jeux cérébraux avec des récompenses cachées et le maintien d’un exercice physique adapté à l’âge de l’animal, ainsi que des interactions sociales.

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